J'en suis sûr, je ne suis pas fou: le réveil a sonné! C'est pas tout les jours qu'on règle son cadran à 4 heure du matin, mais on est le jour du grand départ. Oui, notre échappée sauvage a été retardée d'un jour pour des raisons météorologiques.
En attendant, il n'est pas vraiment 4 heure mais 3 heure et demie. L’excitation du départ m'a fait jouer d'un réveil des troupes un peu hâtif. Donc oui, finalement peut-être que je suis fou mais Anne-Marie excuse ma fanfaronnade nocturne et m'accorde que maintenant que nous sommes réveillés, autant se préparer.
Quand on ne quitte rarement plus d'une semaine son chez-soi, les missions comme la suspension d'un compte ou vider son frigidaire ne sont pas légion Mais de ces dernières semaines de préparation, le moment que j'ai le plus aimé a été ce matin. Contrairement à hier on se dit que "fuck, si il manque de quoi, tant pis". Joyeusement fataliste, on s'en remet à l’idée que l'on avait hier en se couchant: "C'est bon, tout est chargé, tout est prêt!".
C'est dans la neige que nous décalissons de notre belle province. Le douanier américain porte son badge comme l'affiche dans son bureau le recommande: "Work hard for it, earn it with integrity". Il travaille donc dur à nous déstabiliser avec sa grosse intégrité.
La météo du matin nous incite à ne pas perdre de temps. Des tempêtes de neige sont annoncées pour le lendemain et nous ne sommes pas équipés de pneus d'hiver. D'ailleurs nous n'avons pas de vêtements chaud non plus: nous allons dans le sud! Alors on roule sans regarder derrière nous, la tête dans le guidon. La seule pause que l'on s'accorde est un rapide arrêt à Holyoke MA. Une ville proche d'un des nombreux Sprinfield des USA. Dans cette ville tout le monde s'est mis d'accord: c'est pantalon de jogging obligatoire. Une fois notre seule gorgée de breuvage bue et recrachée dans la foulée on décide de quitter ce trou ou ils ne savent même pas faire le café.
J'ai toujours pensé que New York c'est l'enfer en voiture mais quand on se cantonne au périphérique et qu'on prend les voies de péage Z-Express comme des délinquants c'est finalement assez rapide.
Ce qui à été rapide aussi c'est la prise en main du Westfalia. Ce véhicule se conduit avec patience (ça ne roule pas vite) et vigilance (ça prend le vent en tabarouette).
Arrivés à Baltimore, la neige ne fait plus partie du décor, pourtant une tempête est annoncée pour demain. À ce stade, on vient de se payer une traite de 1000 bornes. On se rend à l’hôtel le plus proche en se disant que la tempête sera le problème de demain.
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